À mort le deuil! (Partie 3)

7 09 2008

Ce matin je m’ouvre les yeux, la lumière douce qui entre dans ma chambre me fait dire qu’il est très tôt. Je regarde l’heure, il est  6:12. Je me réveille doucement, pensant à hier, pensant à avant, pensant à ce que je ferai aujourd’hui, peut-être un déjeuner au resto, relaxer un peu, mon dernier weekend avant les vacances, peut-être que j’oublie quelque chose? Je pense aussi à demain, je pense aussi à elle, un peu de vide m’envahi. Le deuil s’installe un peu, les pensées se font moins troublantes et je vis de mieux en mieux avec cette idée de ne plus la revoir. Sur ma table de chevet, trois livres y sont déposés. Un livre de religion, le Coran, simplement parce qu’au lieu de critiquer une religion j’aime mieux savoir de quoi je parle avant. J’ai lu quelques pages de se livre et c’est rempli de trucs qui ressemblent à la Bible. Sur ce livre se trouve Persepolis de Marjane Satrapi. Une bédé qui raconte un peu sa vie, son enfance. Je n’ai lu que le premier chapitre de se livre pour le moment. Sur le dessus de la pile, c’est un livre de François Avard qui s’y trouve, Avard Chronique, que j’ai lu presqu’en entier, il me restait peut-être cinq chroniques à lire. J’ai terminé ce livre ce matin et je me suis senti bizarre.

Il est bien dans la vie de se rendre compte de certaines choses qui nous sont parfois rendu tellement présente et assimilé qu’elles font partie de notre vie. Dans mon cas ce matin, lorsque j’ai fermé le dernier couvert, complétant la fin de ma lecture, j’étais un peu triste. C’était la fin, pas de retour en arrière, les derniers mots luent comme les premiers étaient derrière moi. Je pourrais bien sur reprendre cette lecture mais j’ai lu en grosse lettre FIN, message évident de la fin d’une histoire. Je me suis levé, j’ai été porté mon livre dans ma bibliothèque, parmi d’autre qui était fini ou aussi mis de coté pour les mêmes raisons que ceux mis de coté sur ma table de chevet, sur le plancher, dans chaque pièce qui se trouve dans la maison. Ce vide qui m’envahi est le même que celui du deuil humain. La fin d’une histoire dans laquelle on a mis un peu de son temps, s’attachant au narrateur comme aux personnages qui habitent l’histoire. Cette histoire maintenant derrière moi n’est plus présente dans ma vie. Je dois en garder les souvenirs que je désire et passé au prochain livre. Savourer le moment, apprécier cette histoire pour ce qu’elle est vraiment, pour ce qu’elle m’a apporté. Cette odeur de fin qui me revient, je la trouve moins amer parce que maintenant elle explique plusieurs choses chez moi. Plusieurs choses que je me cachais à moi même simplement inconscient de ce qui m’arrivait.

Dimanche 7 septembre 2008, je me rends compte de la cause qui fait que mes livres restent à demi terminer. Si ça ne touchait que les livres ça ne serait pas une énorme histoire mais elle affecte ma vie de tous les jours dans plusieurs domaines qui m’entoure. Les livres c’est une chose oui, je ne suis pas un grand lecteur à la base, mais j’aime écrire, j’adore écrire poussé par des idées plus farfelues les unes que les autres. Ici je n’écrit que mes états d’âme mais sur le papier c’est des histoires comme celle que j’ose lire, comme celle que je n’ose pas terminer. Comme celle que je lis, mes histoires ne se terminent pas. J’ai compris que c’est la peur de faire mon deuil avec celle-ci qui bloque la fin de mes histoires. Souvent j’en connais la fin, je connais lorsque je commence une histoire, chacun des détails qui l’habite, chacun des traits qui caractérisent les personnages de celle-ci. Je n’avais peut-être pas envie que ces histoires se retrouve derrière moi, qu’avec des souvenirs en guise de consolation. Mais le fait de réaliser cela, m’éclaire énormément sur la suite des événements.

C’est plus facile d’avancer quand on sait sur quoi on marche!


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2 responses

9 09 2008
Scare Crow

Birdman: merci d’être passé cher ami! Tu sais souvent on devient sage qu’à écouter les gens qu’on fréquente!

8 09 2008
Birdman

L’HEPTADE.. COMME UN SAGE !.. CIAO!

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